24 Septembre 2026

CONGÉDIEMENT POLITIQUE : OÙ S’ARRÊTE LE PRIVILÈGE PARLEMENTAIRE?

Le 1er septembre 2026, la Cour supérieure du Québec, sous la plume du juge Lukasz Granosik, confirme que le privilège parlementaire protège les actes nécessaires à l’exercice des fonctions parlementaires, mais qu’il ne permet pas d’écarter systématiquement les recours fondés sur des atteintes alléguées aux droits fondamentaux d’un employé[1].

Dans cette affaire, une ancienne directrice de cabinet de la cheffe de l’Opposition officielle à l’Assemblée nationale du Québec réclame 500 000 $ en dommages moraux et punitifs à la suite de son congédiement. Selon elle, elle a été injustement accusée d’insubordination et de manquements éthiques, ce qui aurait porté atteinte à son honneur, à sa dignité et à sa réputation[2].

La défenderesse affirme au contraire que le congédiement était justifié et relevait de son pouvoir de gestion. Avant même que le fond du litige soit entendu, elle demande au tribunal de décliner compétence en invoquant le privilège parlementaire[3].

Le tribunal rappelle que le privilège parlementaire constitue une garantie essentielle de la séparation des pouvoirs et assure l’indépendance des assemblées législatives dans l’exercice de leurs fonctions. Il regroupe l’ensemble des droits, immunités et pouvoirs indispensables au fonctionnement des assemblées : liberté de parole, compétence exclusive sur les affaires internes, pouvoir d’enquête, protection contre l’obstruction et diverses immunités[4].

Cette immunité ne couvre toutefois que les actes nécessaires à l’exercice des fonctions parlementaires. Elle ne s’étend pas aux actes privés, administratifs, financiers ou criminels dépourvus de lien suffisant avec le mandat législatif. Ainsi, la gestion du personnel n’est protégée que lorsqu’elle est démontrée comme indispensable à l’exercice des fonctions législatives et délibératives[5].

Selon la Cour suprême, la partie qui invoque cette immunité doit démontrer que l’application du droit du travail compromettrait l’autonomie, la dignité et l’efficacité nécessaires à l’Assemblée pour s’acquitter de son mandat législatif[6].

En appliquant ces principes, le juge conclut que le poste de directrice de cabinet du chef de l’opposition officielle occupe une place centrale dans le fonctionnement parlementaire. Le tribunal estime donc que la décision de nommer ou de congédier une personne occupant ce poste relève effectivement du privilège parlementaire. La défenderesse n’a pas à justifier devant les tribunaux les motifs ayant mené à la perte de confiance envers sa directrice de cabinet[7].

Cependant, le tribunal refuse d’étendre cette protection à tous les aspects entourant le congédiement. Il établit une distinction importante entre, d’une part, la décision de mettre fin à l’emploi — protégée par le privilège parlementaire — et, d’autre part, les gestes posés à l’occasion de cette décision. Le privilège parlementaire n’accorde pas une immunité absolue permettant d’agir sans égard aux droits fondamentaux d’un employé[8].

Le tribunal souligne également que, dans la mesure où la demanderesse ne sollicite ni sa réintégration ni l’annulation de son congédiement, et que son recours vise uniquement l’obtention de dommages‑intérêts pour les préjudices qu’elle prétend avoir subis en raison des accusations portées contre elle et des modalités entourant son congédiement. La demande s’inscrit plutôt dans le cadre des règles générales de la responsabilité civile et de la protection des droits fondamentaux, domaines qui relèvent de la compétence des tribunaux de droit commun[9].

Le juge conclut que l’examen des allégations formulées par la demanderesse ne compromet ni l’autonomie de l’Assemblée nationale ni l’exercice des fonctions parlementaires de la défenderesse. Si le privilège parlementaire protège la décision de congédier la directrice de cabinet, il ne constitue toutefois pas une immunité absolue soustrayant à tout contrôle judiciaire l’ensemble des comportements entourant cette décision. Le privilège couvre la décision de mettre fin à l’emploi, mais non « tous les aspects de la gestion » du lien d’emploi. Il ne vise donc pas les fautes distinctes qui auraient pu être commises à l’occasion du congédiement et qui demeurent susceptible s d’un examen par les tribunaux en vertu des règles générales de la responsabilité civile[10].

En conséquence, le moyen déclinatoire présenté par la défenderesse est rejeté.

[1] Hinse c. Rizqy, 2026 QCCS 3150

[2] Para 1

[3] Para 2-3

[4] Para 4-6 et 10

[5] Para 11

[6] Ibid

[7] Para 14-17

[8] Para 18-27

[9] Para 28-29

[10] Para 30

21 Août 2026

Me Rémi Bourget reçoit une médaille du Barreau du Québec

RB Avocats est fier de souligner la remise d’une médaille du Barreau du Québec à Me Rémi Bourget, ancien vice-président et administrateur, en reconnaissance de la qualité de son travail et de sa contribution à la mission de l’Ordre.

Au cours de son mandat, Me Bourget a représenté le Barreau à de nombreuses reprises, notamment dans le cadre d’entrevues radiophoniques et télévisuelles ainsi que lors d’allocutions officielles.

Son engagement et sa contribution aux travaux du Conseil d’administration ont été soulignés et appréciés par ses collègues, qui ont notamment reconnu son esprit d’équipe, sa loyauté et son dévouement.

La remise de la médaille a également été l’occasion de souligner une autre facette de son parcours : celle d’auteur. Me Bourget a lancé, le 12 août dernier, son premier roman, Promenades Hochelaga, qui reçoit depuis des critiques élogieuses.

21 Août 2026

Collaboration avec l’Observatoire des droits humains de l’ONU

RB Avocats est fier de souligner la collaboration de Me Rémi Bourget avec l’Observatoire des droits humains à l’ONU, une initiative qui s’inscrit dans la continuité de son engagement envers la défense et la promotion des droits fondamentaux.

Dans le cadre de cette première activité conjointe, Me Bourget partagera son parcours comme auteur, avocat et fondateur de RB Avocats lors d’un « lunch and learn » sous le thème « Qu’est-ce qui mérite d’être raconté? », en compagnie de la Dr Pascale Fournier, Ad.E.

Cette rencontre sera l’occasion d’échanger sur les différents parcours possibles pour les juristes et sur la place que peuvent occuper l’écriture et la création littéraire dans une carrière juridique.

L’événement sera également l’occasion de souligner le lancement officiel à Ottawa du premier roman de Me Bourget, Promenades Hochelaga.

La rencontre aura lieu le 6 octobre prochain à l’Université d’Ottawa.

22 Avril 2026

Me Bourget était l’invité de Pascal Robidas pour discuter d’un jugement marquant en matière de pension alimentaire

Un père gagnant plus de 100 000 $ par année, qui recevait malgré tout une pension alimentaire de la mère de ses enfants, a été sévèrement critiqué par la juge Claude Dallaire dans une décision récente.

Notre fondateur, Me Rémi Bourget, a analysé cette affaire qui soulève des enjeux d’abus, d’obligation et d’équité en matière de pension alimentaire avec Pascal Robidas, sur les ondes de RDI.

Pour visionner son passage à l’émission vous n’avez qu’à cliquer ici.

 

24 Mars 2026

RB Avocats fière d’accueillir Mme Awena LeGoff

Nous souhaitons la bienvenue à Mme Awena LeGoff qui a débuté son travail à titre d’étudiante en droit et qui poursuivra avec nous son stage de formation professionnelle de l’École du Barreau.

Awena est titulaire d’une maîtrise en droit privé général de l’Université d’Aix-Marseille et d’une équivalence de baccalauréat en droit à l’Université de Montréal.

Elle a aussi acquis une solide expérience pratique comme parajuriste en droit de la famille et comme adjointe en droit des affaires.

Avec Awena, la croissance de notre équipe se poursuit!

25 Février 2026

Me Bourget était l’invité d’Isabelle Richer pour discuter du procès contre la ministre Proulx

La ministre Caroline Proulx doit témoigner dans le cadre d’une poursuite déposée par un groupe chrétien (Harvest Ministries International) à l’endroit du gouvernement du Québec parce qu’elle avait annulé en 2023 un événement prévu au Centre des congrès de Québec, dans le cadre de ses fonctions de ministre du tourisme.

Notre fondateur, Me Rémi Bourget, a discuté de cette affaire avec Isabelle Richer, sur les ondes de RDI.

Pour visionner son passage à l’émission vous n’avez qu’à cliquer ici.

23 Février 2026

RB Avocats souhaite la bienvenue à Me Laurence Mathurin

Nous sommes ravis d’accueillir Me Laurence Mathurin parmi notre équipe!

Avocate depuis 2014, Me Mathurin partagera sa rigueur, son dynamisme et son expérience avec notre département de litige.

Bienvenue dans notre belle équipe, Laurence!

05 Décembre 2025

TROIS NOUVEAUX VISAGES CHEZ RB AVOCATS

À l’occasion de notre quatrième anniversaire, nous sommes fiers d’annoncer l’arrivée de trois nouveaux avocats au sein de notre structure!

Me Philippe Rivest est avocat en pratique privée depuis plus de 20 ans et œuvre principalement dans les domaines du droit de la famille, du travail et du litige civil. Son arrivée nous permet d’offrir à nos clients une nouvelle gamme de services, en droit familial.

Me Jocelyn Ouellette fut admis au Barreau du Québec en 2008. Il a plaidé devant tous les tribunaux civils québécois, ainsi que la Cour suprême du Canada. Son arrivée consolide notre expertise de pointe en litige civil et commercial.

Me Hadrien Burlone est membre du Barreau du Québec depuis 2020 et détient une maîtrise en droit constitutionnel, pour laquelle il a figuré sur la liste d’honneur du recteur de l’Université de Montréal. Il viendra épauler à merveille ses collègues du département de litige.

21 Novembre 2025

Me Bourget était l’invité d’Isabelle Richer pour discuter de la crise au PLQ

Dans la foulée de son congédiement, qui a fait les manchettes, Geneviève Hinse a mis en demeure la députée Marwah Rizqy.

Quel est l’impact d’une telle démarche?

Notre fondateur, Me Rémi Bourget, a discuté de cette affaire avec Isabelle Richer, sur les ondes de RDI.

Pour visionner son passage à l’émission vous n’avez qu’à cliquer ici.

27 Octobre 2025

Me Rémi Bourget était l’invité d’Isabelle Richer pour discuter de discrimination

Un club privé refuse d’admettre une femme, n’acceptant que des membres de sexe masculin âgés de plus de 55 ans.

Cette situation soulève la question de la discrimination fondée sur le sexe et l’âge et se retrouve actuellement devant le Tribunal des droits de la personne.

Notre fondateur, Me Rémi Bourget, a discuté de cette affaire avec Isabelle Richer, sur les ondes de RDI.

Pour visionner son passage à l’émission vous n’avez qu’à cliquer ici.

24 Septembre 2026

21 Août 2026

21 Août 2026

22 Avril 2026

24 Mars 2026

25 Février 2026

23 Février 2026

05 Décembre 2025

21 Novembre 2025

27 Octobre 2025